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Publié par Centre Béthanie

Gorze, Décembre 2021

« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur,

je le répète, réjouissez-vous :

que votre bienveillance soit connue de tous les hommes,

le Seigneur est proche.

Ne vous inquiétez de rien,

mais faites connaître à Dieu tous vos désirs

par des prières suppliantes, avec des actions de grâce. »

saint Paul aux Philippiens (4,4-6)

 

Chers amis,

Peut-être en lisant ce texte de saint Paul que nous entendons pendant le temps de l’Avent, que nous chantons même à la liturgie, avez-vous comme un choc intérieur, un sentiment de révolte, voire une impression de scandale !

Devant cette pandémie qui n’en finit pas, avec la crise économique, les menaces de chômage, la réduction des revenus, les inégalités de tous ordres ; devant ces sans-logis et ces sans-papiers dans nos rues en plein hiver ; devant la société qui se fragmente, qui se divise, qui s’invective ; devant les victimes des turpitudes et des crimes des hommes de pouvoir (clercs, artistes, politiques ou autres…) ; devant tous ceux qui autour de nous sont malades, parfois gravement, qui sont dans l’angoisse et souffrent parfois tellement ; devant aussi notre impuissance à apporter du réconfort, de la justice, de la dignité, comment peut-on dire une chose pareille !

Mais ne nous cachons pas derrière notre indignation ! les conséquences des drames économiques sont le fruit du péché de l‘homme, de l‘homme rapace et égoïste qui veut tout pour lui, quitte à ce que son frère meurt de faim, et quantité d’autres drames sont permis par nos « ego » démesurés et nos complicités plus ou moins grandes ! c’est pourquoi nous devons prendre nos responsabilités ! Nous sommes concernés et il nous faut lutter contre le péché, d’abord et surtout en nous-même mais aussi dans le monde. C’est une lutte concrète à mener ! Une lutte parfois matérielle, physique, parfois psychique, mais toujours spirituelle !

Pour la souffrance et la maladie c’est sans doute plus compliqué, c’est vrai ! c’est de l’ordre de l‘inconnu pour nous. Pourquoi l‘un est malade et pas l‘autre ? nous ne savons pas. Pourtant derrière la souffrance et la maladie, il y a aussi le péché, le péché collectif de l‘humanité qui a rendu toute l’humanité malade et tout homme vulnérable, souffrant, mortel. Là aussi nous pouvons prendre nos responsabilités et lutter contre le péché tapi dans nos cœurs et contre ses conséquences. La souffrance et la maladie sont à appréhender très concrètement et avec compassion, autre nom de l’amour, donc de Dieu.

Mais quand même, se réjouir ?

Oui ! « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur, » car il ne s’agit pas de se réjouir en soi, il n’y a pas de quoi, mais de se réjouir dans le Seigneur. C’est Lui en effet la seule cause de la véritable réjouissance, car Il est, Lui, la guérison ; il est, Lui, la nourriture, Il est, Lui, la compassion ; Il est, Lui, la vie en surabondance ! Tant que notre joie est ailleurs qu’en Lui, nous sommes dépendants et soumis à la maladie, à la pauvreté et à la misère, à la division et à la haine, aux crimes.

Si notre joie, notre réjouissance est « dans le Seigneur » alors il n’y a rien de scandaleux à se réjouir maintenant, car notre « maintenant » n’est pas l’immédiateté si lourde à vivre et dans laquelle il n’y a effectivement rien de réjouissant. Mais notre « maintenant » porte toutes ces souffrances dont nous avons parlées, auxquelles nous ne nous résignons pas et contre lesquels nous luttons aujourd’hui, dans la dimension de l’éternité, dans les entrailles de miséricorde de notre Seigneur. Lui, alors, peut les porter, les guérir, les transfigurer ! De cela réjouissons-nous toujours dans le Seigneur !

La venue du Messie est proche ! La délivrance approche et nous sommes invités à y participer ! Mais dans nos cœurs l’attendons-nous ? Depuis quand ? Comment ? Dans nos cœurs aussi, Il est proche, et comme dans l’Apocalypse, Il me dit : « Voici que je me tiens à la porte et que je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je mangerai avec lui et lui avec moi. » Si j’ouvre la porte, tout est possible malgré nos maladies, nos misères, nos turpitudes, nos divisions, notre haine !

« Ecoutez une voix s’élève qui résonne à travers la nuit », chantons-nous chaque matin pendant ce temps de l’Avent. Ecoutons Sa voix dans notre nuit de souffrances physiques, psychiques et spirituelles, et ouvrons Lui la porte de notre cœur, alors Il entrera et nous mangerons avec Lui. Le repas est toujours le signe et la présence de la réjouissance dans l’Evangile, mais aussi de l’intimité avec Lui.

Saint Paul ne nous dit pas que Dieu va exaucer tous nos désirs, effacer toutes nos souffrances sans que nous n’ayons à lever le petit doigt, mais il dit : alors « La paix de Dieu qui dépasse toute intelligence gardera vos cœurs et vos pensées en Christ Jésus. » Ce n’est pas la même chose. Si au lieu de m’inquiéter pour tout, je dépose en Dieu tous mes soucis, tous mes désirs, toutes mes souffrances et celles de mes frères, en rendant grâce, en bénissant, en louant pour tout, alors « la paix de Dieu, qui dépasse toute intelligence », c’est-à-dire étymologiquement toute compréhension et notamment la mienne, généralement coincée dans mes petits conditionnements, gardera mon cœur et mes pensées en Christ. Alors, malgré tout, « même si » comme dit la mystique juive qu’aimait tant père Alphonse, la réjouissance sera donnée au monde.

Avec toute mon affection en Christ !

Père Pascal

Texte à méditer

À Noël, l'ombre de la croix se profile déjà. Car, en s'incarnant, Dieu choisit d'habiter la fragilité humaine. À Noël, Dieu entre dans notre humanité, il vient habiter nos déchirures et nos souffrances, là où précisément nous ne l'attendions pas. Le Christ nous rejoint au plus bas, il ne nous laisse pas seuls, il se fait homme comme nous pour mieux nous tendre la main et nous relever. Vivons l'Avent dans la contemplation de ce mystère : Dieu se fait tout proche. Il ose la vulnérabilité, il accepte de dépendre de l'homme, par amour de l'humanité. Vivons l'Avent en nous laissant à nouveau étonner par l'immense don qui nous est fait Comme le dit si bien saint Irénée, « Dieu s'est fait homme pour que nous devenions Dieu » ! Voilà le mystère de Noël plus nous nous humaniserons, plus nous marcherons vers notre humanité, et plus Dieu pourra se révéler, à travers nous, à toutes celles et tous ceux qui, en ce monde, cherchent l'espérance et la paix !

Frère Alois, prieur de Taizé

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Prière

Mon Dieu, daignez me donner ce sentiment continuel

de votre présence, de votre présence en moi et autour de moi,

et, en même temps, cet amour craintif

qu'on éprouve en présence de ce qu'on aime passionnément,

et qui fait qu'on se tient devant la personne aimée,

sans pouvoir détacher d'elle les yeux,

avec un grand désir et une pleine volonté

de faire tout ce qui lui plaît, tout ce qui est bon pour elle

et une grande crainte de faire, dire ou penser quelque chose

qui lui déplaise ou lui fasse mal...
En vous, par vous et pour vous. Amen.

                           Charles de Foucauld +1915

 

En décembre et janvier vous pourrez vivre à Béthanie : 

Rencontre avec MARGUERITE KARDOS :

Le corps est formé pour vous depuis le commencement des temps.

Scruter ensemble le mystère du CORPS, en passant par la perception des Sumériens et de l’ancienne Egypte, de la Chine taoïste et des Dialogues avec l’Ange. Laisser œuvrer le silence, gardien des métamorphoses et risquer « un saut dans l’inconnu » ! Stage ouvert à tous.

Du samedi 11 (9 h) au dimanche 12 décembre 2021 (16 h 30)

Marguerite Kardos est d’origine hongroise et amie proche de Gitta Mallasz, orientaliste et également thérapeute, praticienne en énergétique chinoise traditionnelle.

Fête de Noël

L’Incarnation de Dieu en l’homme est un évènement central pour toute l’humanité. Cela est vrai aussi pour chacun d’entre nous. Accueillir le Christ en soi est une métamorphose radicale. Rencontre fraternelle autour de la fête de la Nativité du Christ dans la joie des offices de la vigile de Noël, de la Divine Liturgie et des agapes.

Du vendredi 24 (16h) au samedi 25 décembre 2021 (14h)        

Fête de la Théophanie

La célébration du baptême du Christ dans le Jourdain passe souvent inaperçue en Occident. L’Église orthodoxe a maintenu à cette fête une véritable solennité, avec la bénédiction des eaux et la proclamation du mystère trinitaire. Nous célébrerons les vêpres le samedi soir et le dimanche la Divine Liturgie et la bénédiction des eaux. Vous pouvez apporter des bouteilles pour ramener chez vous de l’eau bénite.

Du samedi 8 (19 h) au dimanche 9 janvier 2022 (14 h)                  

La lettre, chemin de vie selon Annick de Souzenelle

Icônes du Verbe de Dieu, les lettres hébraïques impriment aux mots l'énergie de leur modèle, l'énergie du Verbe qui informe le corps de la création et donc aussi chacun d'entre nous. De Aleph / א à Taw / ת,  vingt-deux lettres tracent un chemin, le chemin de notre Nom, participant du NOM, « JE SUIS ». Pour incarner ce chemin et vibrer aux énergies des lettres, aux temps d'enseignement succéderont des temps de méditation et des temps de calligraphie. (Le matériel de calligraphie sera mis à votre disposition. Aucune connaissance de l'hébreu n'est requise).

Du samedi 15 (9 h) au dimanche 16 janvier 2022 (16 h 30)

Pratique et thérapie des psaumes

Psalmodier construit l’homme intérieur, donne à son corps le juste espace, nettoie le psychisme et fait reposer la Parole de Dieu dans le cœur. Nous apprendrons à chanter les Psaumes afin d’illuminer et transformer notre quotidien. Nous découvrirons le timbre de notre voix dans une lecture attentive du corps et la juste relation du son et du souffle. Stage ouvert à tous.

Du samedi 15 (9 h) au dimanche 16 janvier 2022 (16 h 30)    

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