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Publié par Centre Béthanie

Lettre de Béthanie n°155

Gorze, août-septembre 2018

 

                                    Chers Amis,

 

      Avez-vous la foi ? Est-ce que j’ai vraiment la foi ? Peut-être que vous aussi vous vous êtes posés la question ! Mais avant de tenter d’y répondre, il faut se mettre d’accord sur le mot lui-même. Qu’est-ce qu’on entend par « avoir la foi » ? Qu’est-ce qu’on entend par « la foi » ?

 

La foi est un mot qui vient du latin « fides », qui traduit le grec « pistis » et ces mots sont eux-mêmes la traduction de termes hébreux qui dérivent de la racine « aman », un radical qui évoque la solidité, la fermeté. Et donc, en français, le premier sens de ce terme est « confiance ». Il désigne le fait d’avoir confiance en quelque chose ou en quelqu'un. Ce n’est pas d’abord un mot du vocabulaire religieux, ni du vocabulaire de la croyance. Avoir la foi, c’est avoir confiance !

 

Dans le monde antique, on utilisait plutôt le mot de « religio » qui insiste sur l'observance des rites, l'obéissance aux commandements et le respect scrupuleux des coutumes. Mais pour caractériser la relation du croyant à Dieu, la Bible, elle, n'utilise pas ce mot, elle utilise le mot « foi », qui revient souvent pour décrire l'attitude de l'homme devant Dieu. La foi biblique est donc, bien avant de concerner une croyance ou un contenu dogmatique, affaire de confiance en Dieu. C’est d’abord une attitude, une relation, caractérisée par la confiance.

 

Elle marque de cette manière le caractère profondément original et nouveau de l'attitude des hommes et des femmes d’Israël : le croyant, celui qui a la foi, n'est pas celui qui croit que Dieu existe et qui en tire des conséquences pratiques pour s’assurer de ne pas avoir de problèmes avec Lui. Pour le peuple d’Israël, celui qui croit en Dieu met sa confiance en Dieu et cette confiance se vérifie dans la vie quotidienne par l'observation des commandements, d’une part, mais surtout par une relation personnelle. La foi est l’expérience vivante d’une relation personnelle, intérieure et extérieure avec « l’au-delà de tout », selon la belle expression de saint Grégoire de Nazianze (IVe s.)

 

C’est pourquoi, pour parler de la foi, on trouvera dans la Bible des récits de relation entre un homme et son Dieu plutôt que des énoncés dogmatiques. Le modèle de l’homme de foi, c’est Abraham, le père des croyants, qui quitte son pays et part sur les routes, mené par sa foi. Il a confiance en la promesse d’une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, alors qu’il n’a pas de fils et que sa femme est stérile. Plus tard, il est prêt à sacrifier ce fils, son unique, sur la parole de Dieu. Sa confiance est vraiment totale.

 

Un autre modèle d’homme de foi est Job. Il conserve la foi malgré la souffrance injuste, incompréhensible dont il est victime. Il conserve la foi malgré les tentations que posent devant lui son épouse et ses amis.

 

Enfin Jésus, bien sûr, est le modèle par excellence de l’homme de foi. Il fait de sa vie une offrande dans un acte de confiance totale en Dieu, son Père, et ce geste va le mener à la mort. Dans les Évangiles, Jésus compare l’homme qui a la foi à un homme qui construit sa maison sur le roc et qui lui confère ainsi un caractère vraiment indestructible. Il donne à Simon, le premier disciple à reconnaître en lui le Messie et le fils de Dieu, le surnom de « Pierre », allusion à la foi, à la confiance qui fera de lui un roc.

 

Un autre exemple est bien sûr Marie, mère de Jésus, mère de Dieu, qui a eu foi avec une totale confiance en la réalisation de la promesse qui lui était faite par l'ange Gabriel : avoir un fils sans connaître l’homme.

 

Pour saint Paul, la foi « vient de ce que l'on entend et ce qu’on entend vient de la parole du Christ » (Rm 10.17). Quant à l'apôtre Jacques, il nous précise que « la foi sans les œuvres est morte » (Jc 2.26).

 

Mais la foi biblique, si elle concerne d'abord la confiance en Dieu, n'exclut nullement une autre dimension, celle de la connaissance des réalités divines, car cette connaissance se situe dans le contexte fondamental d'une relation interpersonnelle à Dieu et elle est le fruit de la confiance en Dieu.

 

Cette connaissance-expérience, pour le chrétien, est d’abord celle de la Résurrection du Christ. Le tout premier à confesser par écrit sa foi en la Résurrection du Christ est saint Paul dans ses épîtres. A sa suite, le fondement de la foi chrétienne sera exprimé aux IIe et IIIe siècles, par les premiers Pères de l'Église. On peut citer : Saint Ignace d’Antioche, saint Irénée de Lyon, Origène.

 

Puis de façon magistrale la foi sera exprimée par les pères du premier concile œcuménique en 325 à Nicée et complété en 381 à Constantinople. C’est ce qu’on appelle le symbole de Nicée-Constantinople, que l’on chante chaque dimanche, et qui est plus connu sous le nom de « Credo », ce qui veut dire « je crois ». Ce « je crois en Dieu » ne se réduit pas à : « je crois à l'existence de Dieu », mais implique bien sûr que j’ai confiance en Lui, que j'acquiesce au plan de Dieu dans ma vie, que je vis une rencontre personnelle avec Lui, en Jésus-Christ par l’Esprit Saint, que je fais une expérimentation de sa parole et de son action dans ma vie.

 

« Avoir la foi », c’est donc, selon l’expression consacrée, avoir quelqu’un dans sa vie, quelqu’un avec lequel on partage tout et en qui on a une confiance totale. Et ce quelqu’un, pour un chrétien, c’est Jésus-Christ, Yeshoua de Nazareth, mort et ressuscité, pleinement Dieu et pleinement homme.

Je vous dis toute mon amitié en Christ, à bientôt !

 

                          Père Pascal

 

Prière

 

Seigneur, je crois, mais viens en aide à mon peu de foi !

 

Evangile selon saint Marc 9,17-31

 

 

Texte à méditer

 

Ce n'est pas un adversaire extérieur à nous que nous avons à redouter : l'ennemi est en nous, il mène quotidiennement contre nous une guerre intérieure. Lui, vaincu, toutes les oppositions venant de l'extérieur seront sans force; tout sera pacifié et soumis en celui qui est soldat du Christ. Il n'y a plus à craindre un adversaire... si à l'intérieur l'ennemi est vaincu et soumis à l'esprit.

 

Saint Jean Cassien (Ve s.)

                               

 

En août-septembre 2018

vous pourrez vivre à Béthanie

 

                                             

DORMITION - ASSOMPTION

 

La fête de la Dormition et de l’Assomption de Marie la Mère de Dieu est la fête de sa mort et de sa Résurrection. Marie nous ouvre la voie et trace notre chemin à tous. Le 14 à 19h Vêpres de l’ensevelissement de Marie suivies d’une veillée de jeûne et de silence auprès de son tombeau. Au matin du 15 août, auront lieu les Laudes et la Divine Liturgie avec le rite de son Assomption, suivies d’agapes fraternelles.

 

A partir du 14 août (18h) au 15 août 2018 (à partir de 14 h)  

                 

La PRATIQUE DU HARA SELON GRAF DÜRCKHEIM

 

Le Hara, c’est l’art d’être dans le flux de la vie ? Centre vital de l’homme, il est au cœur de la sagesse extrême-orientale. On ignore que c’est une réalité tout aussi fondamentale dans la Bible et la Tradition chrétienne. L’éducation du corps fait partie de la vie spirituelle. Le Hara déconnecte l’homme de son « moi » dépendant et donne un accès à l’Etre. Cet enracinement de chaque moment fait du quotidien un exercice pour la pratique de la voie intérieure et la maîtrise de sa vie. 

 

Du 18 août (9h) au 19 août 2018 (16h30)  

 

EXALTATION DE LA CROIX GLORIEUSE

 

La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix est appelée aussi Pâques d’automne. L’Eglise orthodoxe a gardé à cette fête une véritable solennité avec, au chant du « kyrie eleison », l’exaltation par l’évêque de la croix glorieuse aux quatre points cardinaux.

 

Du 15 septembre (18h) au 16 septembre 2018 (à partir de 14h)               

                                 

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BETHANIE, Prieuré Notre-Dame et St-Thiébault, 57680 GORZE

 

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