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Publié par Centre Béthanie

Lettre de Béthanie N°151

Gorze, avril 2018

 

  Chers Amis,

 

Christ est ressuscité ! Mais qu’est-ce que cela signifie pour nous ? Que signifie cette proclamation ? Est-il ressuscité comme la fille de Jaïre, comme le fils de la veuve de Naïm ou comme son ami Lazare ? Non ! C’était pourtant déjà extraordinaire ces résurrections faites par le Christ. Mais en ressuscitant, les trois ont retrouvé la vie qu’ils avaient quittée en mourant, et s’ils ont été ressuscités, c’était finalement, pour mourir à nouveau. Ce fut un signe, certes, un miracle, mais rien de vraiment nouveau n’est alors advenu pour le monde. Jaïre a eu le bonheur de retrouver sa fille, la veuve son fils et Marthe et Marie leur frère. Mais pour nous, qu’est-ce que cela change ? Rien !

 

Avec la résurrection de Jésus, en revanche, tout change et pas seulement pour Lui, mais pour nous aussi. Quelque chose d’absolument nouveau se produit, révolutionnant le monde et bouleversant la situation de l’homme. Il est donc nécessaire de prêter une attention vigilante au témoignage de ceux qui ont alors rencontré le Ressuscité. Ce n’était pas facile à exprimer pour eux car c’était totalement nouveau, inconnu.

Rappelons-nous ! En descendant de la montagne du Thabor lors de sa Transfiguration, Jésus demande aux disciples de ne rien révéler de l’événement avant sa mort et sa résurrection d’entre les morts, et l’Evangile dit que les apôtres se demandaient ce que cela pouvait bien signifier : « Ressusciter d’entre les morts ». Effectivement, ils n’en ont pas l’expérience !

 

Alors quand l’ange devant le tombeau ouvert dit : « Il n’est plus ici, Il vous précède en Galilée. », et qu’un instant plus tard, voici Jésus lui-même qui se présente aux femmes en leur souhaitant : « Shalom », c’est-à-dire la paix. Elles lui saisissent les pieds, dit l’Evangile. C’est bien Lui, c’est bien son corps, alors elles veulent le toucher. Il est là, mais en même temps, Il vous précède en Galilée ! Etrange !

 

Dans un autre évangile, Marie Madeleine croit rencontrer le jardinier et elle ne reconnaitra finalement Jésus que lorsqu’Il l’appellera par son nom. Nous le verrons aussi avec Thomas qui touchera ses plaies alors que Jésus est entré dans la pièce sans avoir besoin d’ouvrir la porte. Un autre récit nous le montrera mangeant avec deux disciples à Emmaüs, mais là aussi, ils ne le reconnaîtront pas tout de suite, mais seulement quand il va rompre le pain pour alors disparaître à leurs yeux.

 

Ce n’est donc pas un esprit, ce n’est pas un revenant, mais c’est totalement nouveau ! Il est là en chair et en os, pourtant Il est là autrement, d’une manière stupéfiante et complètement mystérieuse pour nous. Cela dépasse notre entendement, comme celui des disciples. D’où vient cette autre réalité de présence ? Il y a comme une mutation, comme un saut de qualité. Dans la Résurrection de Jésus, une nouvelle possibilité d’être homme a été atteinte, qui est dans le temps mais en même temps hors du temps, qui est dans l’espace mais en même temps hors de l’espace.

 

Ce que nous constatons là, n’est pourtant que la conséquence de la résurrection, car ce qui change le monde, ce qu’il faut regarder avec émerveillement, c’est la victoire du Christ sur les forces de la mort. Quand nous disons que le Christ est ressuscité, nous proclamons qu’il a gagné son combat, qu’il est victorieux de la mort et du prince de la mort.

 

Nous assistons pendant les trois jours saints, mercredi, jeudi et vendredi saint, à ce combat singulier que Jésus a mené pour nous. Pendant ces trois jours Jésus a combattu pour nous comme David combattait pour Israël face à Goliath. Il a combattu et combat toujours à notre place dans ce combat que nous avons perdu en Adam, et Il est monté vers sa Passion volontaire pour vaincre, en tant qu’homme, en tant que nouvel Adam, et remporter le combat que nous avions perdu. Jusqu’au bout d’ailleurs ses adversaires se demandèrent qui Il était vraiment. Et en lui infligeant la mort la plus cruelle et la plus indigne possible, ils voulaient encore se persuader et nous persuader que cet homme, hors norme, n’était qu’un homme et donc un imposteur, un raté.

 

Cette victoire du Christ, c’est la victoire de toute l’humanité, c’est notre victoire, c’est ma victoire personnelle, à moi, celle par laquelle aujourd’hui, je sais que je peux dire non au Satan, que je ne suis plus dans ses filets, ni dans ses mains, et que même s’il me tente et me fait tomber, je peux saisir une autre main, celle du vainqueur, celle que Jésus me tend pour me tirer de mes enfers comme cela est si bien montré sur l’icône.

 

« Je suis le chemin, la résurrection et la vie. », nous dit-Il. Il est la résurrection, source de la transfiguration de la vie. Et Il est la Vie, non pas celle qui s’abîme dans la mort, mais celle qui jaillit de la mort, qui me relève, moi personnellement. Christ est vainqueur ! Christ est ressuscité !

     

Père Pascal

 

Prière

 

 Ta résurrection au Christ sauveur, les anges la chantent dans les cieux. Accorde à nous qui sommes sur terre de Te glorifiez avec un cœur pur.

 

Extrait de la liturgie de Pâques

 

 

Texte à méditer

 

 

Nous devons confesser trois étapes de la vie de l'homme. Première étape : l'esprit est uni au corps, c'est la vie sur la terre. Deuxième étape : notre esprit est séparé de notre corps, c'est ce qu'on appelle la survie. Troisième étape : la résurrection universelle où l'esprit et le corps seront réunis par le Saint-Esprit. Le Christ n'a pas dit « Celui qui croit en moi je le ressusciterai », il a dit : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle et je le ressusciterai le dernier jour » (Jn 6/40). Il distingue deux choses : la vie éternelle qui est "survie" et la Résurrection universelle quand le corps sera entré dans la vie éternelle. Le Christ dit encore « Celui qui croit en moi vivra même s'il est mort » (Jn 11/25). Ainsi la Christ est la source de la survie autant que de la Résurrection éternelle. Si nous avons la vie dans le Christ, même si nous sommes morts charnellement, nous ne pouvons pas dormir ni être assoupis, ni être seulement dans l'attente. Celui qui vit, agit. Celui qui vit et qui a reçu la vie en Christ, après la mort est actif. Il est vivant. C'est pourquoi les Saints agissent dans l'histoire autant que s'ils étaient sur la terre, si ce n'est plus.

Saint Jean de Saint-Denis (Eugraph Kovalesky, 1905-1970)

 

En avril 2018

vous pourrez vivre à Béthanie

 

             

CHANTER AVEC IÉGOR REZNIKOFF

 

Travail sur la résonance sonore dans le corps : perception fine des vibrations, conscience sonore approfondie, écoute et émission des sons harmoniques, intonation naturelle (non tempérée). Sur cette base, on entreprendra deux ou trois chants du répertoire contemplatif antique qui sont aussi des prières et on abordera surtout la notion de Prière perpétuelle, de Mantra et le Kyrie Eleison, de façon approfondie. Ce cours donne les fondements profonds du chant sacré et liturgique mais aussi les bases de la thérapie par le son. Il est ouvert à ceux qui n'ont jamais chanté, comme aux musiciens et chanteurs professionnels.

 

Du 14 avril  (9h) au 15 avril 2018 (16h30)                                     

                                                                                                         

Iégor REZNIKOFF est spécialiste des fondements de l’art et de la musique sacrés, en particulier du chant chrétien antique. Professeur émérite de l’Université de Paris, il enseigne dans plusieurs conservatoires prestigieux ainsi que dans des communautés religieuses.

 

 

RENCONTRE AVEC JEAN-YVES LELOUP

Sainte Thérèse d’Avila et Attâr : voyages intérieurs...

 

 

Etapes et demeures sur les chemins de la libération : les 7 vallées du Cantique des oiseaux d’Attar et les 7 demeures du Château de l’âme de Thérèse d’Avila. Attar a parcouru les 7 vallées de l’Amour, alors que nous sommes, nous, « au coin de la rue », disait Rûmi. Sainte Thérèse a parcouru les 7 demeures de l’Amour, alors que nous sommes, nous, au seuil du château. Tous deux nous invitent à cheminer vers l’évidence et le secret que nous sommes et à réaliser la Présence de l’Unique.

 

Du 28 avril (9h) au 29 avril 2018 (16h30)                                                                                              

 

Jean-Yves LELOUP est prêtre orthodoxe, conférencier et écrivain, docteur en psychologie, philosophie et théologie.

 

 

 

Pour être tenu au courant de nos activités et recevoir la lettre de Béthanie gratuitement chaque mois par internet, envoyez votre e-mail à contact@centre-bethanie.org et si vous ne disposez pas d’internet nous vous enverrons la lettre par courrier mais pour ce faire, merci de nous adresser des enveloppes timbrées libellées à votre adresse.

 

BETHANIE, Prieuré Notre-Dame et St-Thiébault, 57680 GORZE

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