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Publié par Centre Béthanie

Photos Anne-Ducrocq prises ce matin au lever du soleil
Photos Anne-Ducrocq prises ce matin au lever du soleil

Photos Anne-Ducrocq prises ce matin au lever du soleil

J’aime la sobriété du Samedi saint qui contraste avec la magnificence du Jeudi saint et la gravité du Vendredi saint. Il n’y a pas de rite particulier en ce jour, pas d'Eucharistie, sauf le soir à la veillée pascale.

Jour du grand silence de l’espérance en la résurrection, les chrétiens prennent une pause tout en continuant à faire mémoire de la mort du Seigneur. Jour d’attente et de veille, nous nous ouvrons à la nouveauté pascale à venir. Le vide que nous ressentons est rempli du souvenir du Seigneur, son absence devient ainsi une forme supérieure de présence.

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En ce jour de repos, le fidèle est invité à descendre dans sa « cellule intérieure », comme disait Catherine de Sienne, pour vivre un cœur à cœur amoureux avec le Christ en prolongeant sa prière d’offrande au Père. « Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde-les unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. » (Jn 17, 11)

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Voici le sabbat du Christ, son grand repos salvifique, où il « est descendu aux enfers », comme nous le confessons avec toute l’Église dans le Symbole des apôtres. 

Un aspect important de la spiritualité du Samedi saint c'est l’espérance en la résurrection du Christ qui a changé le cours du temps et de l’histoire.

Cette espérance chrétienne est un dynamisme de vie qui s’enracine dans l’amour du Père qui envoie son Fils pour nous ouvrir les portes de la vie éternelle par le don de sa vie et de l’Esprit Saint. Avec François d’Assise, nous pouvons appeler la mort corporelle « notre sœur », puisque par elle nous verrons Dieu. Le Christ, en habitant la mort, ne nous a pas laissés seuls face à elle, il l’a remplie de sa présence. En lui, la vie n’est pas détruite, mais transformée.

« Jésus ne descend pas seulement chez les morts; il descend dans sa mort; il descend dans l’état de mort et il l’habite. Il l’habite longuement, posément, gravement; ainsi lorsque nous serons nous-même en cet état, nous n’y serons pas seuls : nous le trouverons déjà habité et réchauffé par lui; Jésus s’y sera allongé, déjà, à notre place. » (François Cassingena-Trévedy, Étincelles, Ad Solem, 2004, p. 61)

Jacques Gauthier

 

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