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Publié par Centre Béthanie

LETTRE DE BETHANIE N°143

             Gorze, juin 2017

 

Chers Amis,

 

Nous fêtons ce mois la Pentecôte, c’est-à-dire la naissance de l’Eglise à Jérusalem, dans la chambre haute, cinquante jours après la résurrection du Seigneur Jésus. C’était il y a de cela pas loin de 2000 ans, c’est-à-dire… il y a très longtemps. Pourtant nous ne fêtons pas un événement du passé mais un événement que nous avons à vivre aujourd’hui, dans la chambre haute de notre cœur. C’est là, à la demande de notre Maître, le Seigneur Jésus, que nous devons nous réunir, c’est-à-dire nous rassembler, dans la prière et dans l’attente de la promesse.

 

Mais quelle est cette promesse qui nous a été faite ? qu’est-ce qui peut se passer aujourd’hui dans notre cœur ? La réalisation de la promesse faite par Jésus dans l’Evangile : l’envoi de l’Esprit-Saint. L’Esprit descendu sur les apôtres à Jérusalem, le souffle du Tout-Puissant, peut descendre aujourd’hui sur nous, dans notre cœur. Nous vivons, il y a deux mille ans comme aujourd’hui, une même et unique réalité, à la fois dans le temps et hors du temps, qui concerne l’Eglise c’est-à-dire nous, les disciples de Jésus, tous ensemble réunis, et à la fois moi, personnellement, intimement !

 

L’effusion de l’Esprit Saint est une seule et unique réalité qui est simultanément une action communautaire, ecclésiale et éminemment personnelle. L’Esprit-Saint crée à la fois le nouveau Temple de l’humanité et crée l’homme nouveau, Il façonne nos nouvelles personnalités, Il nous marque du sceau de son don.

 

Le Père Matta El Maskyne, le grand spirituel copte des déserts d’Egypte, fait remarquer que saint Paul fut le premier à comparer l’action de l’Esprit-Saint dans l’homme, à la marque d’un sceau. Ce sceau, originellement lié à celui de la circoncision, fut pratiqué par Abraham dans la chair de son prépuce, selon sa foi en Dieu. Mais si Abraham reçut le sceau de sa foi par la circoncision de l’organe génital, organe de la vie corporelle et de sa reproduction, aujourd’hui le Christ nous a menés sur le chemin de l’intériorisation, ce qui lui fait nous dire que l’au-delà est au fond de nous-mêmes et non pas à Jérusalem ou sur le mont Garizim. Il va appliquer le symbole du sceau de la foi, de la circoncision de la chair à la circoncision du cœur, au-dedans de nous, là où jaillissent les sources de la vie spirituelle.

 

L’onction du saint chrême (appelée chrismation ou confirmation) qui suit notre baptême, est un véritable sceau mystique, appliqué par l’Esprit-Saint lui-même. C’est une circoncision du cœur, un signe éternel et invisible de notre pentecôte personnelle et pourtant ecclésiale. Marqué du sceau de l’Esprit, nous sommes véritablement membres du corps du Christ. Ce sceau, dont l’Esprit-Saint nous marque, porte le Nom et l’effigie du Christ auquel nous avons donné toute notre adhésion, notre foi, notre vie tout entière.

 

Ce sceau n’est pas une simple image mais un acte spirituel, imprégnant tout l’homme jusqu’au plus profond de son être. C’est une œuvre spirituelle qui sanctifie les membres par la nature enflammée de l’Esprit-Saint. Lorsque le prêtre applique aux membres visibles les onctions du saint chrême, il marque aussi en réalité les membres intérieurs, il sanctifie tous les sens, il consacre chaque membre pour que l’homme tout entier devienne, dans le Christ, une création nouvelle, comme le dit saint Paul.

 

Par le chrême il embrase de l’amour divin le cœur de l’homme, il applique directement le feu de Dieu sur notre cœur et nous devenons buisson ardent, porteur du feu de Dieu, pneumatophore. Or souvenons-nous que le buisson ne se consume pas car le feu de Dieu ne détruit pas. Le feu de Dieu est pourtant un amour ardent, une épée à double tranchant, un amour capable d’aller jusqu’à donner sa vie pour ses amis, il est un don parfait, total, sans retenue, qui nous transforme.

 

L’effusion du Saint-Esprit c’est l’Esprit qui remplit tout, qui remplit notre cœur, qui déborde de notre cœur, car le sceau dont nous sommes marqués ne porte pas une effigie symbolique mais une image de Dieu vivante, douée de mouvement, une image de la divinité en laquelle « nous avons la vie, le mouvement et l’être ».

 

A chaque Pentecôte souvenons-nous de cela, mais surtout laissons-le vivre en nous : nous sommes chrismés, nous sommes marqués du sceau de l’Esprit-Saint, image de Dieu appelée à la ressemblance.

 

Je vous dis toute mon amitié en Christ, à bientôt !

        Père Pascal

 

 

                        Prière

 

Roi céleste, Consolateur, Esprit de vérité, Toi qui es partout présent et qui remplis tout, Trésor de grâces et Donateur de vie, Viens et demeure en nous, Purifie-nous de toute souillure, Et sauve nos âmes, Toi qui es bonté.

Roi céleste, Consolateur, Esprit de vérité, fais-nous comprendre que notre prière à Dieu ne Lui est pas adressée pour uniquement nous éloigner de nos préoccupations et de nos besoins matériels mais pour que nous restions avant tout fidèles au rôle libérateur de son Eglise ; à celui de son Amour fou pour l'homme, emprisonné dans les exigences torturantes de sa nature mortelle ;

Toi qui es partout présent et qui remplis tout, Trésor de grâces et Donateur de vie, fais que notre prière devienne une contestation dynamique et réelle du système de la consommation qui réduit en esclavage une grande part de l'humanité, la privant de Tes bienfaits par l'aveuglement qu'il engendre ;

Viens et demeure en nous, fais que notre prière ne se limite pas à la seule vision myope d'une simple amélioration des mœurs mais que plus encore elle manifeste avec force notre discernement radical entre la vie et la mort : la vie comme liberté de l'amour et la mort comme emprisonnement dans l'individualité naturelle ;

Purifie-nous de toute souillure, fais que par notre prière nous reconnaissions la faiblesse de notre nature humaine, nos divisions, nos scandales, l'indignité des représentants et des membres de ton Eglise et que cette reconnaissance soit pareillement humble à celle du Christ, qui a accepté la mort de l'humanité jusque sur la croix et jusqu'au plus profond des enfers ;

Et sauve nos âmes, Toi qui es bonté, fais que notre prière en ce temps de la Pentecôte nous identifie avec les faiblesses de tous les hommes afin que, pleinement renouvelés par la paisible beauté du Visage du Ressuscité qui crée toute communion, nous puissions nous aussi réellement remplir notre vocation propre comme signe et sacrement du Royaume. 0, divin Paraclet, que brille en nous la Lumière véritable afin qu'en Elle nous puissions contempler Celui que nous osons appeler Père, grâce à Toi. Amen.

Métropolite Stephanos de Tallinn et de toute l'Estonie

 

 

Texte à méditer

 

Dieu est un feu qui réchauffe et enflamme les cœurs et les entrailles. Si nous sentons dans nos cœurs le froid qui vient du démon - car le démon est froid - ayons recours au Seigneur et il viendra réchauffer notre cœur d'un amour parfait, non seulement envers lui, mais aussi envers le prochain. Et la froidure du démon fuira devant sa Face. Là où est Dieu, il n'y a aucun mal...

                                 Saint Séraphim de Sarov (Homélie 90)

 

 

 

En juin et début juillet,

vous pourrez vivre à Béthanie

             

Rencontre avec Jean-Yves LELOUP :

Saint François d’Assise et Rûmi : la religion de l’humilité et de l’Amour

Saint François se levait chaque matin pour chanter au ciel – même par temps d’orage – qu’il était beau. Le poète et mystique Rûmi se levait chaque matin pour « danser avec les atomes » à la gloire de l’Un. Tous les deux invitent à prendre soin de la terre, des eaux et de tout ce qui nous environne. Saint François est chrétien, Rûmi est musulman, l’un et l’autre sont frères de l’univers, chantres de la création où se reflète en traits de sang et de lumière la Présence de l’Être Aimé. Marcher sur leurs traces, c’est entrer dans une pratique spirituelle de l’écologie et vivre notre relation au monde comme une théophanie.

Du 10 juin (9 h) au 11 juin 2017 (17 h)

                                                        

Rencontre avec Martin STEFFENS

La vie est belle, même dans l’épreuve !

Peut-on aimer la vie dans toutes ses dimensions et jusque dans ses épreuves ? Voir la vie en rose, dans l’impatience d’un bonheur immédiat, sans épreuves et sans nuages, nous amène trop souvent à broyer du noir… Car comment réaliser la valeur de ce que l’on possède comme un acquis, de ce que l’on a jamais perdu, de ce pour quoi on n’a jamais tremblé, de ce pour quoi on ne s’est jamais battu ? Et si nous apprenions à nous réconcilier avec nos difficultés et à ouvrir les yeux sur ce qu’elles nous apportent de positif ? Comment accepter les épines des roses, et les ecchymoses de l’existence ?

Du 24 juin (9 h) au 25 juin 2017 (17 h)                     

Martin STEFFENS est professeur de philosophie en classes préparatoires à Metz, conférencier et écrivain.

 

Pèlerinage à saint Thiébault

Un pèlerinage pour honorer saint Thiébault et obtenir de lui une guérison. Nous vous proposons de vivre ensemble cette démarche de prière, de foi et de joie par la célébration de la Divine Liturgie Pontificale en l’honneur de saint Thiébault, la prière de guérison autour de ses reliques, et des réjouissances conviviales à travers la musique, le chant et la danse.

Le dimanche 2 juillet 2017 de 10 h 30 à 17 h     

 

Pour télécharger la lettre, cliquez ICI 

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